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Question - Réponse

  Le disciple :   - « Une fois que ces cinq gaines ont été écartées en tant qu’irréelles, que pourrais-je trouver, M aître, en cet univers ? J’aboutis au néant, à la vacuité pure. Où est cette Entité avec laquelle le Sage ne devrait plus faire qu’un ?   Tu as correctement raisonné, savant disciple ! Tu sais déjà, je l’avoue, faire usage de la discrimination. Cela qui perçoit :   - D’abord, dans les conditions de rêve et de veille, toutes les modifications telles que le sentiment du moi… Puis, dans le sommeil profond qui succède aux deux conditions antérieures, l’absence même de toute modification   - Cela qui, néanmoins, ne peut jamais devenir Lui-même un objet de perception, sache que c’est l’âtman, le Connaisseur suprême ! Exerce ici toute la subtilité de ton intellect ! Lorsque de deux choses, l’une perçoit l’autre, la première est le témoin de la deuxième, mais quand l’agent qui percevait, fait...

14 - L’ATMAN EST AU DELA DES CINQ GAINES

  L’ATMAN EST AU DELA DES CINQ GAINES Lorsque, l’une après l’autre, les cinq gaines ont été rejetées par l’aspirant qui réfléchit sur certains passages de la çruti, ce qui subsiste, au terme de l’analyse, c’est le Témoin (la Connaissance absolue), l’âtman. Cet âtman qui ne doit sa lumière qu’à Lui seul (qui est distinct des cinq gaines), cet âtman qui est le Témoin des trois états, L’Unique réalité, L’Existence que le changement ne peut affecter, cet âtman qui est l’Inconditionné, La Félicité éternelle, cet âtman, le sage doit le réaliser comme son propre Soi.

13 - 5 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  La gaine de félicité (ânandamaya-koça) La gaine de Félicité est une modification de l’ignorance ; Elle ne devient perceptible que si un objet agréable se présente à elle ; Elle se fait spontanément sentir à l’être fortuné qui recueille le fruit d’actes méritoires. C’est d’elle, enfin, que toute individualité pourvu d’un corps tire le maximum de plaisir avec le minimum d’’efforts.   Dans la condition de sommeil profond, la gaine de Félicité fonctionne à plein ; Dans les deux autres conditions, de veille et de rêve, elle n’a qu’une activité restreinte, car elle ne s’active qu’à la vue ou au contact d’un objet plaisant.   Cette gaine de Félicité ne peut être le Soi puisqu’elle ne possède que des attributs inconstants. C’est une modification de la prakriti ; Elle est produite par les bonnes actions accomplies en d’autres existences. Elle s’insère, enfin, à l’intérieur des quatre gaines précédentes, lesquelles ne sont rien d’autre que de simples modif...

Question - Réponse

  Le disciple :   - « Quelle que soit la raison, l’illusion, par exemple, pour laquelle l’âtman suprême en est venu à se considérer comme jîva, on ne peut assigner une origine à cette surimposition. Or, ce qui est sans commencement, doit aussi être sans fin ! Par conséquent, l’état particularisé de jîva ne cessera jamais pour l’âtman, et les renaissances se poursuivront éternellement. Comment, dans ces conditions, l’Âme pourrait-elle jamais se libérer ? Révérend guru, daigne m’éclairer sur ce point !   194 : Le guru :   - «  Abstiens-toi, en toute occurrence, d’accepter comme réelles ces imaginations que l’illusion a suscitées ! Car, pour le cas de cette illusion, il ne peut, en fait, exister aucun rapport entre le Soi, lequel est inconditionné, sans forme, sans activité, et le monde des objets. On commettrait une erreur analogue en attribuant au ciel la couleur bleue.   L’état particularisé de jîva qu’assume l’âtman, cet éternel Tém...

13 - 4 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  4 - La Gaine d’intellect (vijnânamaya-koça) Cette gaine n’a pas de commencement dans le temps ; Elle est caractérisée par le sens de l’ego (aham-kâra) ; On lui donne le nom de jîva ; C’est elle qui exerce son activité dans le monde empirique. Les désirs qu’elle a précédemment entretenus, lui font accomplir de bonnes ou de mauvaises actions, et recueillir le fruit des unes comme des autres. C’est elle encore qui, en s’incarnant successivement en de nombreux corps, vient en ce monde et s’en va ; Le long de l’échelle des êtres, elle s’élève ou descend selon l’action du karman. C’est elle, enfin, qui passe alternativement par les conditions de veille, de rêve et de sommeil profond, et qui fait l’expérience du plaisir et de la douleur. A tout propos, elle s’attribue les devoirs, les fonctions et les attributs des différents stades d’existence, qui, tous, sont les caractéristiques propres au corps grossier. La gaine de l’intellect brille d’un vif éclat, car elle est...

13 - 3 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  3 – La gaine mentale (manomaya-koça) Cette gaine est la cause de toutes les différences que nous créons entre les choses, et la première d’entre elles s’exprime de la sorte :   - « C’est moi » ou « c’est le mien ». Elle possède de grands pouvoirs, entre autres, celui d’établir des distinctions de nom et de forme… ; La gaine mentale est le feu sacrificiel par la vertu duquel est produit tout cet univers empirique.   L’Ignorance (avidyâ) n’a pas d’existence en dehors de notre mental. Le mental n’est rien d’autre que l’Ignorance elle-même, et c’est à l’Ignorance que doit être attribué l’esclavage de la transmigration. Selon que le mental cesse de fonctionner ou qu’il entre en action, l’univers tout entier disparaît ou apparaît.   Dans la condition de rêve, tout contact avec le monde extérieur est momentanément coupé ; Sans aucun secours étranger, le mental crée alors les différents éléments qui composent un univers complet. Mais c’est également...

13 - 2 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  2 - La gaine d’énergie vitale (prânamaya-koça) Les prânas dont l’action se fait sentir en chacun de nous, forment, en s’associant avec les cinq organes d’actions, la gaine d’énergie vitale. OM BHUR BHUVAH SVAH     TAT SAVITUR VARENYAM BHARGO DEVASYA DHIMAHI   DHIYO YO PRACODAYAT RIG VEDA 3.62.10

13 - 1 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  1 - La Gaine Corporelle (annamaya-koça) : Notre corps est produit par la nourriture ; Il constitue la gaine grossière ; Par la nourriture, il se maintient en vie ; Faute de nourriture, il meurt. C’est un assemblage de peau, de chair, de sang, d’os et de choses impures. Ce corps pourrait-il jamais être l’âtman éternellement pur, l’âtman qui ne doit son existence qu’à lui seul ?   Avant notre naissance, ce corps n’existait pas ; Après notre mort, il n’existera plus ; Dans l’intervalle, il n’a qu’une brève durée. Les qualités qu’il possède sont éphémères ; Par nature, il est le siège de changements continuels ; Il est composé de parties ; Il est inanimé ; Au même titre qu’une cruche d’argile, ce corps doit être rangé dans la catégorie des objets. Ce corps pourrait-il jamais être notre propre Soi, l’indestructible Témoin des modifications qui atteignent toutes les choses ?   Ce corps, composé de parties : Bras, jambes…, ne doit pas être p...

12 - LA SERVITUDE HUMAINE

  LA SERVITUDE HUMAINE Confondre le Soi et le non-Soi, voilà en quoi consiste toute la servitude humaine ; C’est de cette méprise, fille de l’Ignorance, que découlent les calamités de la naissance et de la mort, car l’homme considère comme réel ce corps grossier dont les jours sont comptés ; Il s’identifie avec lui ; Il l’alimente ; Il le baigne ; Il en prolonge la vie au moyen d’objets qui flattent un des sens. Ce faisant, il s’attache à ce corps aussi étroitement que la chenille à son cocon.   Celui que subjugue l’Ignorance, prend par erreur une chose pour ce qu’elle n’est pas. L’homme se charge lui-même de fers parce que, dans sa folie, il regarde comme réelles des choses qui n’ont qu’une existence éphémère. Aveuglé par l’Ignorance, l’homme s’identifie à tort avec le corps grossier lequel est le non-Soi, dès que son propre Soi qui brille de l’éclat le plus pur, est soustrait à ses regards. Il est aussitôt affecté par le funeste pouvoir du rajas, dé...

11 - C’EST LUI !

  C’EST LUI ! Il existe un Être absolu, un Être inexprimable :   - C’est l’éternel substrat de la conscience empirique, le Spectateur des trois conditions ; Il est distinct des cinq gaines qui composent l’individualité humaine.   Celui qui connaît tout ce qui se déroule dans les conditions de veille, de rêve et de sommeil profond ; Celui qui ne cesse jamais d’être conscient soit de la présence, soit de l’absence du mental et des fonctions du mental ; Celui qui est le support constant du sens du « moi » :   - C’est Lui !   Celui qui observe tout le spectacle, mais que nul spectateur n’a jamais observé ; Celui qui illumine tous les objets, y compris la buddhi, mais qu’aucun d’eux ne saurait illuminer :   - C’est Lui !   Celui par qui le monde tout entier est pénétré, mais que rien ne peut pénétrer ; Celui dont l’éclat se reflète sur l’univers et le recouvre de sa splendeur :   - C’est Lui !   C’est Lui encore...

10 - MAYA, LA GRANDE ENCHANTERESSE

  MAYA, LA GRANDE ENCHANTERESSE L’ignorance ou mâyâ que l’on appelle aussi l’Indifférencié (avyakta), c’est le Pouvoir même du seigneur. Elle existe de toute éternité ; Les trois gunas la constitue ; En tant que Cause première, elle est supérieure à tous les effets. C’est Elle qui a projeté tout l’univers.   On ne peut dire d’Elle ni qu’Elle existe, ni qu’Elle n’existe pas, ni qu’elle participe, à la fois, de l’existence et de la non-existence ; Elle n’est ni homogène, ni hétérogène, ni l’un et l’autre à la fois ; Elle n’est pas composée de parties ; Elle ne constitue pas un tout indivisible, et Elle n’est pas, à la fois, l’un et l’autre. Mâyâ, la grande Merveille, échappe à toute description !   C’est en réalisant le pur Brahman, l’Un sans second, que l’on parvient à détruire mâyâ. C’est en reconnaissant qu’il n’y a ici qu’un morceau de corde que l’on peut dissiper l’idée illusoire d’un serpent.   Le rajas a comme caractéristique son ...

9 - L’ORGANE INTERNE OU CORPS SUBTIL

  L’ORGANE INTERNE OU CORPS SUBTIL L’organe interne (antah-karana) est désigné par différents noms selon que l’on considère plus particulièrement telle ou telle de ses fonctions.     Le corps éprouve des désirs et, par-là, il contraint l’âtman à recueillir le fruit des œuvres du passé. Cette surimposition à laquelle nulle origine ne peut être assignée, est projetée sur l’âtman par Sa propre Ignorance.   Dans les songes, la buddhi joue, par elle-même et sans secours étranger, les rôles de l’agent, du sujet sensible… C’est la conséquence de multiples désirs qui se sont auparavant manifestés, mais l’âtman suprême continue, Lui, à résider en Sa propre gloire. - En toute circonstance, l’âtman reste à l’écart de ce qu’accomplissent Ses surimpositions. Cet âtman demeure donc absolument inconditionné. Les diverses particularités ne concernent jamais l’âtman, le Connaisseur suprême.   L’organe interne (antah-karana) a son siège aussi bien dans un ...