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17 - MEDITE DONC SUR LUI DANS LE LOTUS DE TON CŒUR

  MEDITE DONC SUR LUI DANS LE LOTUS DE TON CŒUR Ce qui est par-delà les castes et les croyances, La famille et le lignage, Ce qui est dénué de nom et de forme, Ce qui outrepasse le bien et le mal, Ce qui transcende l’espace, le temps et les objets des sens, c’est Brahman, Et tu es ce Brahman ! Médite donc sur Lui dans le lotus de ton cœur ! Ce suprême Brahman que le langage n’atteint pas, mais que l’œil intérieur contemple en l’état d’illumination, Ce pur Brahman dont la nature est Intelligence absolue, Existence sans commencement et sans fin, c’est Brahman, Et tu es ce Brahman ! Médite donc sur Lui dans le lotus de ton cœur ! Ce jusqu’à quoi ne s’élève pas la sextuple vague, Ce sur quoi se concentre le yogin, Ce que les organes sensoriels ne peuvent saisir, Ce que l’intellect est incapable de comprendre, ce dont, cependant, l’existence ne saurait être mise en doute, c’est Brahman, Et tu es ce Brahman ! Médite donc sur ...

16 - TU ES CELA

  TU ES CELA Si, par conséquent, la çruti, par le mantra :   - « Cela, tu l’es, toi aussi ! » (Tat tvam asi), proclame, à maintes reprises, l’identité complète de Brahman ou d’Îçvara et du jîva, respectivement désignés, le premier par « Cela », et le second par « tu », en les dépouillant tous deux des attributs qu’on leur reconnaît habituellement, l’identité qu’elle tend à établir, doit s’entendre, non pas au sens littéral, mais au sens implicite, car chacun des deux termes a des attributs qui s’opposent les uns aux autres, comme c’est le cas pour les exemples suivants :   - Le soleil et le ver luisant, le roi et le serviteur, l’océan et la vague, le mont Meru et l’atome.   Le sceptre est l’attribut du roi ; le bouclier celui du guerrier. Retire à l’un son sceptre ; à l’autre son bouclier, il n’y a plus ni roi ni guerrier.   Ni ceci ni cela : - Son nom, c’est « Vérité des véri...

15 - BRAHMAN EST L’UNIQUE REALITE

  BRAHMAN EST L’UNIQUE REALITE En cherchant à réaliser son identité avec Brahman, le sage se dégage des liens de la transmigration. Et, libéré, il atteint Brahman, l’Un sans second, la Félicité absolue. Une seule fois suffit :   - Celui qui a réalisé Brahman, ne reviendra jamais plus dans le monde du samsâra ! Chaque être doit donc réaliser dans toute la force du terme qu’il ne fait qu’un avec Brahman.   Brahman est Existence et Intelligence ; Il est l’Absolu ; Il est Félicité pure, Félicité suprême, non-créée, éternelle et indivisible. Et Brahman ne diffère en rien du jîva, car il n’a ni parties intérieures, ni parties extérieures ; C’est en ce même jîva qu’Il règne dans toute Sa gloire ! Brahman est la suprême Unité ; L’unique Réalité, puisque rien d’autre que le Soi n’existe. Pour qui a réalisé la Vérité des vérités, où y aurait-il une entité autre que Brahman, une entité indépendante de Brahman ? ...

Question - Réponse

  Le disciple :   - « Une fois que ces cinq gaines ont été écartées en tant qu’irréelles, que pourrais-je trouver, M aître, en cet univers ? J’aboutis au néant, à la vacuité pure. Où est cette Entité avec laquelle le Sage ne devrait plus faire qu’un ?   Tu as correctement raisonné, savant disciple ! Tu sais déjà, je l’avoue, faire usage de la discrimination. Cela qui perçoit :   - D’abord, dans les conditions de rêve et de veille, toutes les modifications telles que le sentiment du moi… Puis, dans le sommeil profond qui succède aux deux conditions antérieures, l’absence même de toute modification   - Cela qui, néanmoins, ne peut jamais devenir Lui-même un objet de perception, sache que c’est l’âtman, le Connaisseur suprême ! Exerce ici toute la subtilité de ton intellect ! Lorsque de deux choses, l’une perçoit l’autre, la première est le témoin de la deuxième, mais quand l’agent qui percevait, fait...

14 - L’ATMAN EST AU DELA DES CINQ GAINES

  L’ATMAN EST AU DELA DES CINQ GAINES Lorsque, l’une après l’autre, les cinq gaines ont été rejetées par l’aspirant qui réfléchit sur certains passages de la çruti, ce qui subsiste, au terme de l’analyse, c’est le Témoin (la Connaissance absolue), l’âtman. Cet âtman qui ne doit sa lumière qu’à Lui seul (qui est distinct des cinq gaines), cet âtman qui est le Témoin des trois états, L’Unique réalité, L’Existence que le changement ne peut affecter, cet âtman qui est l’Inconditionné, La Félicité éternelle, cet âtman, le sage doit le réaliser comme son propre Soi.

13 - 5 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

  La gaine de félicité (ânandamaya-koça) La gaine de Félicité est une modification de l’ignorance ; Elle ne devient perceptible que si un objet agréable se présente à elle ; Elle se fait spontanément sentir à l’être fortuné qui recueille le fruit d’actes méritoires. C’est d’elle, enfin, que toute individualité pourvu d’un corps tire le maximum de plaisir avec le minimum d’’efforts.   Dans la condition de sommeil profond, la gaine de Félicité fonctionne à plein ; Dans les deux autres conditions, de veille et de rêve, elle n’a qu’une activité restreinte, car elle ne s’active qu’à la vue ou au contact d’un objet plaisant.   Cette gaine de Félicité ne peut être le Soi puisqu’elle ne possède que des attributs inconstants. C’est une modification de la prakriti ; Elle est produite par les bonnes actions accomplies en d’autres existences. Elle s’insère, enfin, à l’intérieur des quatre gaines précédentes, lesquelles ne sont rien d’autre que de simples modif...

Question - Réponse

  Le disciple :   - « Quelle que soit la raison, l’illusion, par exemple, pour laquelle l’âtman suprême en est venu à se considérer comme jîva, on ne peut assigner une origine à cette surimposition. Or, ce qui est sans commencement, doit aussi être sans fin ! Par conséquent, l’état particularisé de jîva ne cessera jamais pour l’âtman, et les renaissances se poursuivront éternellement. Comment, dans ces conditions, l’Âme pourrait-elle jamais se libérer ? Révérend guru, daigne m’éclairer sur ce point !   194 : Le guru :   - «  Abstiens-toi, en toute occurrence, d’accepter comme réelles ces imaginations que l’illusion a suscitées ! Car, pour le cas de cette illusion, il ne peut, en fait, exister aucun rapport entre le Soi, lequel est inconditionné, sans forme, sans activité, et le monde des objets. On commettrait une erreur analogue en attribuant au ciel la couleur bleue.   L’état particularisé de jîva qu’assume l’âtman, cet éternel Tém...