Question - Réponse
Le
disciple :
- « Une fois que ces cinq gaines ont été
écartées en tant qu’irréelles, que pourrais-je trouver, M aître, en cet univers ?
J’aboutis au néant, à
la vacuité pure.
Où est cette Entité
avec laquelle le Sage ne devrait plus faire qu’un ?
Tu as
correctement raisonné, savant disciple !
Tu sais déjà, je
l’avoue, faire usage de la discrimination.
Cela qui
perçoit :
- D’abord, dans les conditions de rêve et de
veille, toutes les modifications telles que le sentiment du moi…
Puis, dans le sommeil
profond qui succède aux deux conditions antérieures, l’absence même de toute
modification
- Cela qui, néanmoins, ne peut jamais devenir
Lui-même un objet de perception, sache que c’est l’âtman, le Connaisseur
suprême !
Exerce ici toute la
subtilité de ton intellect !
Lorsque de deux choses, l’une perçoit l’autre, la première est le témoin de la deuxième, mais quand l’agent qui percevait, fait défaut, nous n’avons plus le droit d’affirmer que la chose soit perçue.
Cet âtman
est une Entité qui se connaît en Elle-même et par Elle-même, car nul au monde
n’est capable de La connaître.
Par conséquent, l’âme
particularisée est, elle-même et directement, le suprême Brahman et rien
d’autre que Lui.
Cela qui
se manifeste distinctement dans les trois états de veille, de rêve et de
sommeil profond ;
Cela qui, sous divers
aspects, est intimement perçu, au-dedans du mental, comme une série ininterrompue
d’impressions du sens de l’ego ;
Cela qui, en tant que
Spectateur, observe toutes les expressions de l’ego, de la buddhi…, lesquels
revêtent des formes et subissent des modifications indéfiniment variées ;
Cela qui se fait
intuitivement sentir en tant « sac-cid-ânanda », sache-le, c’est
l’âtman,
L’Hôte intérieur qui
a son siège dans la caverne de ton cœur !
Lorsque le
soleil miroite dans l’eau d’une jarre, l’insensé prend ce reflet pour le soleil
lui-même.
L’homme, abusé par l’illusion,
s’identifie avec le reflet de l’Intelligence pure (cit) qu’intercepte la buddhi,
alors que, par rapport à l’Intelligence pure, la buddhi n’en est que la surimposition.
C’est en tenant
pour illusoires :
- Le corps grossier, la buddhi et le reflet de
l’Intelligence pure en la buddhi,
C’est en réalisant ce
Témoin,
Ce Soi, l’Intelligence
absolue, cause première de la manifestation, qui demeure caché dans les replis les
plus secrets de la buddhi,
Qui est distinct du grossier
et du subtil,
Qui est éternel, omniprésent,
omnipénétrant, plus subtil que le plus subtil, homogène et, par conséquent, exempt
de parties intérieures ou extérieures, toujours identique à Lui-même,
C’est en réalisant dans
sa plénitude sa propre et véritable nature que l’homme s’affranchit de tout péché,
Se lave de toute souillure,
se libère de la mort et de la souffrance et qu’il devient l’incarnation même de
la pure Félicité.
Que pourrait craindre
encore celui qui a atteint l’état d’Illumination ?
Si tu aspires ardemment
à la liberté, il n’est pour toi qu’un seul moyen de briser la chaîne des renaissances :
- Réalise la Vérité de ton propre Soi !
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