13 - 1 - L’INDIVIDUALITE ET LES CINQ GAINES

 

1 - La Gaine Corporelle (annamaya-koça) :

Notre corps est produit par la nourriture ;

Il constitue la gaine grossière ;

Par la nourriture, il se maintient en vie ;

Faute de nourriture, il meurt.

C’est un assemblage de peau, de chair, de sang, d’os et de choses impures.

Ce corps pourrait-il jamais être l’âtman éternellement pur, l’âtman qui ne doit son existence qu’à lui seul ?

 

Avant notre naissance, ce corps n’existait pas ;

Après notre mort, il n’existera plus ;

Dans l’intervalle, il n’a qu’une brève durée.

Les qualités qu’il possède sont éphémères ;

Par nature, il est le siège de changements continuels ;

Il est composé de parties ;

Il est inanimé ;

Au même titre qu’une cruche d’argile, ce corps doit être rangé dans la catégorie des objets.

Ce corps pourrait-il jamais être notre propre Soi, l’indestructible Témoin des modifications qui atteignent toutes les choses ?

 Ce corps, composé de parties : Bras, jambes…, ne doit pas être pris pour l’âtman ;

L’homme continue à vivre, alors même qu’il a perdu un ou plusieurs membres.

Puisque le corps subit la loi d’un autre, il n’est pas le Soi, le Législateur universel !

 Le Soi, cette Réalité permanente, est distinct du corps grossier,

Nul ne saurait contester l’évidence de cette vérité.

 

Comment ce paquet d’os, cette enveloppe de chair, cette outre remplie de choses corrompues,

Comment ce corps suprêmement impur pourrait-il jamais être le Soi incréé, le Connaisseur qui demeure constamment à l’écart des formes et des modifications ?

 Ne faut-il pas être privé de raison pour s’identifier avec cet agrégat de peau, de chair, de graisse, d’os et d’ordures ?

 Le sage qui, en faisant usage de la discrimination, a réalisé sa propre et véritable nature, considère l’éternel âtman comme son Soi ;

Il pense alors :

 - « Je suis Brahman » (aham-brahm-âsmi).

 

« Ô toi que l’ignorance égare, cesse de t’identifier avec cet amalgame de choses immondes :

- Cette peau, cette graisse, cette chair et ces os !

Identifie-toi plutôt avec le Soi universel !

Tu connaîtras la paix que rien ne peut troubler. »

 

Aussi longtemps que celui dont la connaissance n’est que le fruit de l’étude, n’a pas la force de dissiper la fausse identification avec le corps et les organes,

ces apparences illusoires, qu’il perde tout espoir de se libérer, quand bien même il connaîtrait à fond le vedânta et qu’il posséderait parfaitement la théorie de l’éthique !

Pas plus que tu ne t’identifie avec l’ombre de ton corps,

Tu ne dois t’identifier avec ce corps vivant !

 De l’identification avec le corps grossier, procèdent toutes les souffrances, naissance, mort…qui fondent sur l’homme encore attaché à l’irréel.

Coupe donc le mal dans sa racine ;

Chasse cette fausse surimposition que ton mental a créée !


OM BHUR BHUVAH SVAH   TAT SAVITUR VARENYAM

BHARGO DEVASYA DHIMAHI  DHIYO YO PRACODAYAT

RIG VEDA 3.62.10


Comments

Popular posts from this blog

7 - LA REALISATION PERSONNELLE

Question - Réponse

Question - Réponse