9 - L’ORGANE INTERNE OU CORPS SUBTIL
L’ORGANE INTERNE OU
CORPS SUBTIL
L’organe
interne (antah-karana) est désigné par différents noms selon que l’on considère
plus particulièrement telle ou telle de ses fonctions.
Cette surimposition à
laquelle nulle origine ne peut être assignée, est projetée sur l’âtman par Sa
propre Ignorance.
Dans les
songes, la buddhi joue, par elle-même et sans secours étranger, les
rôles de l’agent, du sujet sensible…
C’est la conséquence
de multiples désirs qui se sont auparavant manifestés, mais l’âtman suprême
continue, Lui, à résider en Sa propre gloire.
- En toute
circonstance, l’âtman reste à l’écart de ce qu’accomplissent Ses
surimpositions.
Cet âtman demeure donc absolument inconditionné.
Les diverses particularités ne concernent jamais l’âtman, le Connaisseur suprême.
L’organe
interne (antah-karana) a son siège aussi bien dans un organe particulier que
dans le corps tout entier.
Il s’identifie avec
eux tous parce qu’il reçoit un reflet de l’âtman.
A l’aide des gunas
tels que le sattva, il joue successivement les rôles de l’homme éveillé, du
rêveur et du dormeur.
Les objets des
sens sont-ils favorables, l’aham-kârana est heureux ;
Défavorables,
l’aham-kâra souffre.
Plaisir et douleur
sont toujours les caractéristiques de l’ego, jamais celles de l’âtman dont
l’essence est la Félicité même.
L’âtman est,
par sa nature, ce qu’à son insu, toute créature chérit plus particulièrement,
car l’âtman, à jamais exempt de souffrance, est Félicité éternelle.
Dans la condition de sommeil profond, nous goûtons, sans l’intermédiaire d’aucun objet des sens, la Félicité de l’âtman.
OM
BHUR BHUVAH SVAH TAT SAVITUR VARENYAM
BHARGO
DEVASYA DHIMAHI DHIYO YO PRACODAYAT
RIG
VEDA 3.62.10
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